27 janvier 2009

Astuce du jour : Copier un fichier avec la classe Stream

Voici une petite méthode qui permet de copier un fichier dans un nouveau à l'aide de la classe Stream :

public static void CopierFichier(string pNomFichier1, string pNomFichier2)
{
    // Initialisation des flux
    Stream streamFichier1 = new StreamReader(pNomFichier1).BaseStream ;
    Stream streamFichier2 = new FileStream(pNomFichier2, FileMode.Create, FileAccess.Write);

    // Initialisation du buffer à 32 Ko
    int taille = 1024 * 32;
    Byte[] buffer = new Byte[taille];
    int bytesRead = 0;

    // Copie du flux 1 vers le flux 2
    do
    {
        bytesRead = streamFichier1.Read(buffer, 0, taille);
        streamFichier2.Write(buffer, 0, bytesRead);
    }

    while (bytesRead > 0);
 
    // Fermeture des flux
    streamFichier1.Close();
    streamFichier2.Close();
} 

L'argument pNomFichier1 correspond au nom du fichier à copier et le 2ème correspond au nom du fichier créé par la fonction.

26 janvier 2009

Entity Framework et les types complexes

Les types complexes font parti des fonctionnalités manquantes de l'éditeur de modèle EDM fourni avec Visual Studio 2008. Pour pouvoir en bénéficier, il est nécessaire de modifier les fichiers CSDL (schéma conceptuel) et MSL (schéma de liaison) ainsi que de modifier les classes d'entité.

Tout d'abord à quoi sert un type complexe ? Dans une entité, il peut être utile de séparer dans un nouveau type plusieurs variables cohérentes entre elles. Par exemple, la classe Client est composée des variables suivantes :
  • Id

  • Nom

  • Prenom

  • Telephone

  • Pays

  • Rue

  • CodePostal

  • Ville

Les 4 dernières variables sont en relation avec l'adresse du client. Il serait donc logique de les déplacer dans une classe appelée Adresse, d'où l'utilité du type complexe.

Dans Entity Framework, un type complexe ne contient aucun identifiant et il est forcément relié à une entité mère, Client pour notre exemple. Comme avec l'héritage "1 table -> plusieurs entités", c'est une autre manière de définir plusieurs entités pour une seule table.

Si vous souhaitez mettre en place un type complexe, vous serez obligé d'utiliser directement les fichiers CSDL, MSL et SSDL. L'éditeur de modèle EDM cache ses 3 fichiers dans l'assemblage du projet en tant que ressources embarquées. Pour les extraire, j'ai utilisé Reflector et l'addin FileDisassembler permettant d'extraire tous les fichiers composant un assemblage.

Une autre solution est de passer par l'utilitaire "EdmGen.exe" qui permet de générer les fichiers CSDL, MSL, SSDL. Cependant, vous perdez tout le bénéfice de définir graphiquement votre modèle via l'éditeur d'EDM (une erreur de frappe est vite arrivé dans un fichier XML …).

Pour l'exemple, je pars de la base de données utilisée dans mon article publié sur developpez.com. Vous trouverez les scripts SQL Serveur 2005 de la base dans l'archive, à la fin de ce billet.

En 1er lieu, voici le schéma logique (SSDL) :

<Schema Namespace="helloentityfxModel.Store" Alias="Self" Provider="System.Data.SqlClient" ProviderManifestToken="2005" xmlns:store="http://schemas.microsoft.com/ado/2007/12/edm/EntityStoreSchemaGenerator" xmlns="http://schemas.microsoft.com/ado/2006/04/edm/ssdl">
  <EntityContainer Name="CustomModelStoreContainer">
    <EntitySet Name="Client" EntityType="helloentityfxModel.Store.Client" store:Type="Tables" Schema="dbo" />
  </EntityContainer>
  <EntityType Name="Client">
    <Key>
      <PropertyRef Name="Id" />
    </Key>
    <Property Name="Id" Type="int" Nullable="false" StoreGeneratedPattern="Identity" />
    <Property Name="Nom" Type="varchar" MaxLength="50" />
    <Property Name="Prenom" Type="varchar" MaxLength="50" /&gt
    <Property Name="Pays" Type="varchar" MaxLength="50" />
    <Property Name="Rue" Type="varchar" MaxLength="100" />
    <Property Name="CodePostal" Type="char" MaxLength="5" />
    <Property Name="Telephone" Type="char" MaxLength="10" />
    <Property Name="Ville" Type="varchar" MaxLength="50" />
  </EntityType>
</Schema>

Pour ce fichier, rien de spécial à signaler si ce n'est la description de la table et des propriétés (colonnes) qui la composent. Aucune référence au type complexe n'apparait. Ceci est tout à fait normal puisque c'est le schéma logique faisant référence à la structure de la base de données.

Passons maintenant au schéma conceptuel (CSDL) :

<Schema Namespace="CustomModel" Alias="Self" xmlns="http://schemas.microsoft.com/ado/2006/04/edm">
  <EntityContainer Name="Context">
    <EntitySet Name="Client" EntityType="CustomModel.Client" />
  </EntityContainer>
  <EntityType Name="Client">
    <Key>
      <PropertyRef Name="Id" />
    </Key>
    <Property Name="Id" Type="Int32" Nullable="false" />
    <Property Name="Nom" Type="String" MaxLength="50" Unicode="false" FixedLength="false" />
    <Property Name="Prenom" Type="String" MaxLength="50" Unicode="false" FixedLength="false" />
    <Property Name="Telephone" Type="String" MaxLength="10" Unicode="false" FixedLength="true" />
    <Property Name="Adresse" Type="Self.Adresse" Nullable="false" />
  </EntityType>
  <ComplexType Name="Adresse">
    <Property Name="Pays" Type="String" MaxLength="50" Unicode="false" FixedLength="false" />
    <Property Name="Rue" Type="String" MaxLength="100" Unicode="false" FixedLength="false" />
    <Property Name="CodePostal" Type="String" MaxLength="5" Unicode="false" FixedLength="true" />
    <Property Name="Ville" Type="String" MaxLength="50" Unicode="false" FixedLength="false" />
  </ComplexType>
</Schema>

Il comporte la définition de l'entité Client comprenant entre autre une propriété Adresse faisant référence au type complexe CustomModel.Adresse. Celui-ci est composé de 4 propriétés (Pays, Rue, CodePostal, Ville).

Pour finir, voici le schéma de liaison (MSL) :

<Mapping Space="C-S" xmlns="urn:schemas-microsoft-com:windows:storage:mapping:CS">
  <EntityContainerMapping StorageEntityContainer="CustomModelStoreContainer" CdmEntityContainer="Context">
    <EntitySetMapping Name="Client">
      <EntityTypeMapping TypeName="CustomModel.Client">
        <MappingFragment StoreEntitySet="Client">
          <ScalarProperty Name="Id" ColumnName="Id" />
          <ScalarProperty Name="Nom" ColumnName="Nom" />
          <ScalarProperty Name="Prenom" ColumnName="Prenom" />
          <ScalarProperty Name="Telephone" ColumnName="Telephone" />
          <ComplexProperty Name="Adresse" TypeName="CustomModel.Adresse">
            <ScalarProperty Name="Pays" ColumnName="Pays" />
            <ScalarProperty Name="Rue" ColumnName="Rue" />
            <ScalarProperty Name="CodePostal" ColumnName="CodePostal" />
            <ScalarProperty Name="Ville" ColumnName="Ville" />
          </ComplexProperty>
        </MappingFragment>
      </EntityTypeMapping>
    </EntitySetMapping>
  </EntityContainerMapping>
</Mapping>

On y remarque le mapping entre l'entité Client et la table Client, ainsi qu'entre le type complexe CustomModel.Adresse et la table Client.

Passons maintenant à la définition des classes et du contexte. 2 choix sont possibles, soit :
  • Utiliser le custom tool fourni par Visual Studio 2008 ou l'outil "edmgen.exe" pour générer les classes et le contexte à partir du fichier CSDL.

  • Définir/Modifier à la main vos propres classes d'entité. Cette méthode est utile lorsque vous possédez déjà vos classes métier. Cela consiste à implémenter pour chaque entité les interfaces IPOCO d'Entity Framework et d'ajouter quelques attributs.

Pour faire simple, voici la démarche pour utiliser le Custom Tool "EntityModelCodeGenerator" :
  • Sélectionnez le schéma conceptuel (fichier CSDL) dans Visual Studio.

  • Dans la fenêtre de propriétés, définissez la propriété Custom Tool à "EntityModelCodeGenerator".

  • A chaque sauvegarde du fichier CSDL, un fichier contenant les classes d'entité et le contexte est généré.

Et voila, si tout s'est bien passé, Client possède maintenant une variable de type Adresse, qui est notre type complexe.

Vous trouverez dans l'archive ci-dessous le code source de l'article et les scripts SQL Serveur 2005 de la base de données.

22 janvier 2009

Différentes façons de créer dynamiquement une méthode (3/3)

Ce billet es t le 3ème et dernier de la série. Tout comme les 2 précédents, il traite de la création dynamique d'une méthode et de son exécution.

Avec Mono.Cecil :

Tout d'abord, qu'est ce que Mono ? C'est un projet Open-Source supporté par Novell. Celui-ci a pour but de fournir une machine virtuelle, les compilateurs C# 3.0 et VB.Net (il doit y en avoir d'autres) et supporte notamment Silverlight (projet MoonLight). Mono.Cecil est un sous projet de Mono et propose à peu près les mêmes fonctionnalités que les classes des espaces de nom System.Reflection et System.Reflection.Emit.

D'une manière générale, Mono.Cecil est plus performant que son homologue et offre plus de possibilités. Patrick Smacchia a écrit un billet à ce sujet si cela vous intéresse.

Comparé au billet précédent, l'utilisation de Mono.Cecil, pour générer et exécuter dynamiquement une méthode, est sensiblement pareille. Il y a cependant quelques exceptions :
  • Je n'ai pas réussi à utiliser directement la méthode générée. J'ai du créer un assemblage à partir de la définition de l'assemblage modifié. Il doit être possible de faire autrement, mais je n'ai pas trouvé comment …

  • Mono.Cecil fait bien la distinction entre les TypeDef et le TypeRef (c'est un sujet un peu avancé j'avoue, même pour moi …). En gros, un TypeDef (définition de type) contient toutes les métadonnées pour un type donné, comme par exemple sa classe mère, les interfaces implémentées, les méthodes et les propriétés qui le composent, etc … Un typeRef (référence à un type) contient uniquement le nom du type et une variable faisant référence à l'assemblage/module auquel il appartient. Du coup, avec l'espace de nom System.Reflection, il se peut qu'on obtienne parfois des exceptions car on utilise sans le savoir un TypeRef alors qu'il faudrait un TypeDef …

Voici donc le code définissant et exécutant la méthode créée dynamiquement :

var defAssembly = AssemblyFactory.GetAssembly(Assembly.GetExecutingAssembly().Location);
addGeneratedMethod(defAssembly);
var modifiedAssembly = AssemblyFactory.CreateReflectionAssembly(defAssembly);
var modifiedType = modifiedAssembly.GetType("DynamicIL.Program");
modifiedType.GetMethod("helloCecil").Invoke(null, null);


Voilà l'explication de chaque instruction :
  • Premièrement, on récupère une définition de l'assemblage.

  • On fait appel à la méthode addGeneratedMethod qui créé et ajoute une méthode statique au type de la classe contenant la méthode Main. Son implémentation est expliquée juste après.

  • Un assemblage est créé à partir de la définition de l'assemblage modifié.

  • On récupère le type de la classe DynamicIL.Program?.

  • La méthode générée est appelée.

Voyons maintenant le corps de la méthode addGeneratedMethod :

private static void addGeneratedMethod(AssemblyDefinition pAssembly)
{
    var type = pAssembly.MainModule.Types.Cast<TypeDefinition>().Where(typeDef => typeDef.Name == "Program").First();
    var methodAttributes = Mono.Cecil.MethodAttributes.Public  Mono.Cecil.MethodAttributes.Static; 
    TypeReference voidType = pAssembly.MainModule.Import(typeof(void));
    MethodDefinition methodDef = new MethodDefinition("helloCecil", methodAttributes, voidType);
    MethodInfo methodInfo = typeof(System.Console).GetMethod("WriteLine", new Type[] { typeof(string) });
    var methodRef = pAssembly.MainModule.Import(methodInfo);

    CilWorker cilWorker = methodDef.Body.CilWorker;
    cilWorker.Emit(Mono.Cecil.Cil.OpCodes.Ldstr, "Hello World avec Mono.Cecil !");
    cilWorker.Emit(Mono.Cecil.Cil.OpCodes.Call,methodRef);
    cilWorker.Emit(Mono.Cecil.Cil.OpCodes.Ret);
 
    type.Methods.Add(methodDef);
}


Voici le détail de l'implémentation de la méthode:
  • On récupère la définition du type Program.

  • Une énumératoin Mono.Cecil.MethodAttributes est assignée pour que la méthode générée soit publique et statique.

  • Une référence au type void est récupérée. Celle-ci sert aussi à la création de la méthode statique.

  • Via une instance de la classe MethodDefinition, on définie la signature de la méthode. Celle-ci s'appelle helloCecil, elle est publique ainsi que statique et renvoie un type void (c'est-à-dire rien).

  • Les 2 instructions suivantes servent à récupérer une référence à la méthode WriteLine de la classe Console prenant une chaine de caractère en paramètre.

  • Les 4 instructions d'après permettent de définir le corps de la méthode de la méthode avec des instructions MSIL. Celles-ci sont équivalentes à celles utilisées dans l'exemple précédent.

  • Finalement, la définition de la méthode est ajoutée à la définition du type "Program".

A l'exécution du programme, vous devriez voire apparaître à l'écran "Hello World avec Mono.Cecil !".

Pour plus d'informations, l'archive ci-dessous reprend le code des 3 méthodes de génération dynamique présentées.

Différentes façons de créer dynamiquement une méthode (2/3)

Ce billet est le 2ème de la série. Il traite de la création dynamique d'une méthode.

Avec l'espace de nom System.Reflection.Emit :

Alors que l'espace de nom System.Reflection contient les classes nécessaires pour interroger la structure du code en .Net, l'espace de nom System.Reflection.Emit permet de modifier dynamiquement les différents éléments (classes, structures, énumérations, etc …) du langage.

Pour ce qui concerne la génération d'une méthode à l'exécution, cela se fait simplement avec la classe System.Reflection.Emit.DynamicMethod ,tout du moins pour la déclaration de la méthode. Ensuite, et c'est là où ça devient un peu plus compliqué, il faut rajouter les instructions composant le corps de la méthode en injectant des instructions MSIL.

MSIL pour MicroSoft Intermediate Language ou CIL (Common Intermediate Language) est le langage intermédiaire utilisé par la machine virtuelle du Framework .Net. Celui-ci est ensuite compilé pour pouvoir être exécuté sur la machine hôte. En fait, les compilateurs de la plateforme .Net, comme celui du C# ou de VB .Net transforment le code produit par le développeur en langage MSIL.

Vous trouverez un tutorial en anglais sur le MSIL à l'adresse suivante : http://weblogs.asp.net/kennykerr/archive/2004/09/07/introduction-to-msil-part-1-hello-world.aspx. Comparé à un langage comme l'assembleur, le MSIL est orienté objet et adopte la notion de piles.

Je vous rassure, je ne suis pas du tout un expert en MSIL, enfin pas encore ! Pour m'y retrouver, j'utilise Reflector qui permet de décompiler un assemblage .Net et de voir le code MSIL produit. En comparant avec le code C# ou VB.Net, il est possible de s'y retrouver.

Passons maintenant au code, voici les instructions définissant notre méthode, faisant appel à une procédure définissant le corps de la méthode, un délégué est ensuite créé et assigné, et finalement celui-ci est appelé.

DynamicMethod dynMeth = new DynamicMethod("foo", typeof(void), null, typeof(Program));
WriteHello(dynMeth.GetILGenerator());
Method meth1 = (Method)dynMeth.CreateDelegate(typeof(Method));
meth1();


Le constructeur de DynamicMethod utilisé prend en paramètre:
  • Le nom de la méthode : "foo"

  • Le type renvoyé : typeof(void)

  • Un tableau de Type définissant les types des arguments de la méthode : null (notre méthode ne prend aucun argument)

  • Le type qui reçoit cette nouvelle méthode : typeof(Program). Pour l'exemple, c'est le nom de la classe contenant la méthode statique main.

Voici maintenant le corps de la procédure WriteHello(ILGenerator) qui définit le corps de la méthode générée :

static void WriteHello(ILGenerator cg)
{
    cg.Emit(System.Reflection.Emit.OpCodes.Ldstr, "Hello World avec System.Reflection.Emit !");
    cg.Emit(System.Reflection.Emit.OpCodes.Call,
    typeof(System.Console).GetMethod("WriteLine",
    new Type[] { typeof(string) }));
    cg.Emit(System.Reflection.Emit.OpCodes.Ret);
}


Premièrement, on ajoute sur la pile la chaine de caractères "Hello World avec System.Reflection.Emit !". En MSIL, il est obligatoire de faire cela pour utiliser une constante. La 2ème instruction fait un appel à la méthode statique Console.WriteLine prenant en argument une chaine de caractère. La chaine de caractère utilisée est celle qui est en haut de la pile, c'est dire "Hello World avec System.Reflection.Emit !". La dernière instruction signifie la fin du corps de la méthode (ceci correspond à return;).

Après compilation, vous devriez voir apparaître dans la console "Hello World avec System.Reflection.Emit !". C'est magique non ?!

Pour plus d'informations, l'archive ci-dessous reprend le code des 3 méthodes de génération dynamique présentées.

Différentes façons de créer dynamiquement une méthode (1/3)

Dernièrement, j'avais cherché à créer une méthode grâce à l'API CodeDom, de générer/compiler un assemblage, de le charger en mémoire et enfin d'exécuter la méthode générée.

Cette méthode fonctionne, cependant elle a l'inconvénient de passer par une compilation du C# en MSIL avant de pouvoir enfin exécuter la méthode générée.
Je me suis demandé alors si c'était possible de générer et d'injecter dynamiquement une méthode dans l'assemblage utilisé ou ailleurs et de l'exécuter par la suite. En cherchant sur la toile, je suis tombé sur 4 solutions abordables :

J'ai donc mis en œuvre les 3 premières solutions, c'est-à-dire une implémentation avec System.Reflection.Emit, les arbres d'expressions et Mono.Cecil. Concernant PostSharp, je pense que je m'y pencherai un autre jour.

Pour information, chaque méthode générée est un simple Hello World affichée dans la console.

Avec les arbres d'expressions

Commençons par l'implémentation la plus facile, celle utilisant les arbres d'expressions. Succinctement, un arbre d'expressions est une structure de données représentant du code. Il est ensuite possible de générer une méthode dynamiquement. Dans LinQ , les arbres d'expressions sont utilisés avec l'interface IQueryable et le type générique Expression. Ce dernier est toujours associé à des expressions lambdas, qui ne sont rien d'autres que des méthodes anonymes composée d'une seule instruction (comprenez un seul point-virgule ;). Ensuite le compilateur C# ou VB.Net transforme l'expression lambda en un arbre d'expression.

Pour information, LinQ to SQL et LinQ to Entities utilisent les arbres d'expressions pour transformer une expression lambda (condition dans un méthode Where par exemple) en SQL.

L'instruction suivante :

Expression<Action> expr = () => Console.WriteLine("Hello World avec les arbres d'expression !");

Donne après décompilation avec Reflector :

Expression<Action> expr = Expression.Lambda<Action>(
                                    Expression.Call(null, 
                                                    typeof(System.Console).GetMethod("WriteLine", new Type[] { typeof(string) }), 
                                                    new Expression[] { Expression.Constant("Hello World avec les arbres d'expression !", typeof(string)) }), 
                                    new ParameterExpression[0]);


On s'aperçoit que le compilateur C# a transformé notre expression lambda en un arbre d'expressions.
Pour plus de détails sur les arbres d'expressions, voici le lien MSDN.

Voici donc le code pour générer notre HelloWorld de façon dynamique et avec les arbres d'expression :


Expression<Action> expr = Expression.Lambda<Action>(
                                    Expression.Call(null, 
                                                    typeof(System.Console).GetMethod("WriteLine", new Type[] { typeof(string) }), 
                                                    new Expression[] { Expression.Constant("Hello World avec les arbres d'expression !", typeof(string)) }), 
                                    new ParameterExpression[0]);
var meth2 = expr.Compile();
meth2();


A la 1ère ligne, l'expression lambda est définie et assignée au type Expression. Ce code une fois compilé résulte donc en un arbre d'expressions. En d'autres termes, Le compilateur C# a transformé la logique de l'expression lambda en données. Pour transformer ensuite l'arbre d'expressions en logique, il suffit simplement d'appeler la méthode Compile de la classe Expression . Cette méthode retourne un délégué qui représente la méthode générée.

Petite remarque, il est très facile de générer du code via les arbres d'expressions. Cependant, un arbre ne peut contenir que l'équivalent d'une instruction, tout comme les expressions lambdas. Du coup, pas besoin de connaitre le MSIL.

Nous verrons dans le prochain billet comment générer une méthode avec les classes de l'espace de nom System.Reflection.Emit.

Pour plus d'informations, l'archive ci-dessous reprend le code des 3 méthodes de génération dynamique présentées.

19 janvier 2009

Générer un flux RSS avec LinQ To XML

LinQ To XML permet de manipuler les fichiers et les flux XML. C'est la dernière API XML de Microsoft et celle-ci offre l'avantage d'être beaucoup plus facile à utiliser que XmlTextReader/XmlTextWriter, grâce à son style fonctionnel.

Dernièrement, j'ai du générer quelques flux RSS pour un projet Sharepoint. Je me suis donc servi de LinQ To XML pour créer les flux en question.

Voici donc le code nécessaire pour générer un flux RSS avec LinQ To XML :


public class ItemRSS
{
    public string Titre { get; set; }
    public string Lien { get; set; }
    public string Description { get; set; }
    public string Auteur { get; set; }
    public string Date { get; set; }
    public string Source { get; set; }
    public string Catégorie { get; set; }
    public string Guid { get; set; }
}

public static string BuildRSS(string pTitreRSS, 
                              string pLienRSS, 
                              string pDescription, 
                              string pLanguage,
                              string pPubDate,
                              string pDerniereDate,
                              string pNomGenerateur,
                              string pMailResponsable,
                              IEnumerable<ItemRSS> pListeItems)
{
    XDocument xdoc = new XDocument(
                        new XDeclaration("1.0", "UTF-8", "yes"),
                        new XElement("rss",
                            new XElement("channel",
                                new XElement("title", pTitreRSS),
                                new XElement("link", pLienRSS),
                                new XElement("description", pDescription),
                                new XElement("language", pLanguage),
                                new XElement("pubDate",pPubDate),
                                new XElement("lastBuildDate",pDerniereDate),
                                new XElement("generator", pNomGenerateur),
                                new XElement("webMaster",pMailResponsable),
                                from item in pListeItems
                                select new XElement("item",
                                    new XElement("title", item.Titre),
                                    new XElement("link", item.Lien),
                                    new XElement("description", new XCData(item.Description)),
                                    new XElement("author", item.Auteur),
                                    new XElement("pubDate", item.Date),
                                    new XElement("guid", item.Lien),
                                    new XElement("source",item.Source),
                                    new XElement("category",item.Catégorie))),
                            new XAttribute("version", "2.0")));
    return xdoc.ToString();
}

La classe ItemRSS représente un item du flux RSS et chaque propriété publique représente un élément de l'item.

La méthode statique BuildRSS prend en paramètre quelques valeurs définissant les éléments enfants de l'élément channel d'un flux RSS et prend aussi en paramètre la liste des items contenus dans le flux RSS.

En une seule instruction, celle du constructeur de la classe XDocument, la méthode BuildRSS construit l'intégralité du flux RSS. Un élément XML du style <title>titre</title> est représenté par l'instruction suivante : new XElement("title","titre"). Une déclaration XML est représentée par la classe Xdeclaration et un attribut par XAttribute.

Les classes XDocument et XElement peuvent aussi prendre en paramètre dans leur constructeur un tableau d'objets (params object[]), ce qui permet facilement de définir les enfants d'un élément XML.

Vous trouverez ci-dessous un exemple d'application Console utilisant ce code pour générer un flux RSS (nécessite Visual Studio 2008).

Récupérer la valeur d'une propriété d'un objet à partir de son nom

Si vous souhaitez récupérer la valeur d'une propriété ou d'une variable membre publique à partir de son nom, voici 2 méthodes utilitaires permettant de faire cela grâce à la réflexion :


class Objet
{
    public string Nom { get; set; }
    public string Variable;
}

public static class Util
{
    public static T GetValeurProp<T>(this object pObjet, string pNom)
    {
        return (T)pObjet.GetType().GetProperty(pNom).GetValue(pObjet, null);
    }
    public static T GetValeurField<T>(this object pObjet, string pNom)
    {
        return (T)pObjet.GetType().GetField(pNom).GetValue(pObjet);
    }
}

 
class Program
{
    static void Main(string[] args)
    {
        var obj = new Objet() { Nom = "Propriété", Variable = "variable membre publique" };
        Console.WriteLine(obj.GetValeurProp<string>("Nom"));
        Console.WriteLine(obj.GetValeurField<string>("Variable"));
        Console.ReadKey();
    }
}
Grâce aux méthodes GetField(string) et GetProperty(string) de la classe Type, il est possible de récupérer respectivement une variable membre publique et une propriété publique d'une classe à partir d'une chaine de caractères. Après il suffit simplement d'appeler la méthode GetValue des objets FieldInfo et PropertyInfo pour récupérer la valeur de la propriété ou de la variable membre.

30 décembre 2008

Redirection dans un bloc Try Catch

En voulant faire une simple redirection avec Response.Redirect("url") dans une page ASP.Net, je me suis heurté à un problème. Cette fonction appelle en interne la méthode Response.End() qui a pour rôle de terminer le thread en cours. Le problème c'est que cette méthode génère une exception de type System.Threading.ThreadAbortException.

 
 

Pas forcément de problème si je n'avais pas mis un block try {} catch(Exception exp) {} autour de la redirection … Du coup, une fois l'instruction de la redirection passée, je tombais à chaque fois dans le block catch {}. Il est à noter que le comportement est le même avec la méthode Microsoft.SharePoint.Utilities.SPUtility.Redirect("url",flags,Context) effectuant une redirection dans Sharepoint.

 
 

Une bonne solution est d'utiliser une surcharge de la méthode Response.Redirect prenant en plus un booléen à mettre à false. Ce dernier évitera l'appel à la méthode Response.End(). Vous pouvez aussi enlever le bloc try {} catch{} mais cela n'est pas très propre.

Charger une dll dynamiquement

Grâce à la réflexion, il est tout à fait possible de charger une dll dynamiquement. La classe System.Reflection.Assembly contient une méthode statique LoadFrom prenant comme argument dans une méthode surchargée, une chaine de caractère. En passant à la fonction le nom de la dll, on récupère une référence de l'assembly contenu dans la dll.

string dllName = ConfigurationSettings.AppSettings["dll"];
Assembly assembly = Assembly.LoadFrom(dllName);

A partir de cette référence, il est possible d'instancier un type contenu dans l'assembly. Seulement pour manipuler facilement ce type (sans réflexion), il faut connaitre sa classe, ou du moins une interface ou une classe abstraite dont il hérite. Imaginons que ce type hérite d'une interface appelée IInterface contenant une méthode executer() qu'il implémente, voici un bout de code permettant d'invoquer cette fonction :

string typeName = ConfigurationSettings.AppSettings["type"];
Type dllType = assembly.GetType(typeName);
IInterface obj = Activator.CreateInstance(dllType) as IInterface;
obj.executer();

Dans les 2 exemples ci-dessus, je récupère le nom de la dll et du type dans le fichier de configuration de l'application (de type Console pour l'exemple). Ceci est une bonne façon de faire, si vous souhaitez spécifier une autre dll et un autre type sans recompilation. Voici le fichier de configuration de l'exemple :

<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?>
<configuration>
<appSettings>
<add key="dll" value="library.dll"/>
<add key="type" value="library.Class1"/>
</appSettings>
</configuration>

Pour plus d'infos, veuillez vous référer à l'archive ci-présente :

29 décembre 2008

Sharepoint : Provisioning de pages dans un site de publication

Dernièrement, j'ai du créer une mise en page (page layout) pour un site de publication. Toutes les pages utilisant cette mise en page contiennent les 2 mêmes webparts ainsi qu'un champ de type HTML remplie toujours de la même manière.

J'ai donc cherché à provisionner la mise en page, pour qu'à la création d'une page, les 2 webparts et le contenu HTML soient ajoutés automatiquement. Sharepoint propose une solution simple de fichier XML et de CAML, dont voici un exemple :

   1:  <Elements xmlns="http://schemas.microsoft.com/sharepoint/">
   2:      <File Url="PressWIBLayout.aspx" Type="GhostableInLibrary" IgnoreIfAlreadyExists="TRUE">
   3:        <Property Name="Title" Value="Press WIB Layout" />
   4:        <Property Name="MasterPageDescription" Value="PressWIBLayout" />
   5:        <Property Name="ContentType" Value="$Resources:cmscore,contenttype_pagelayout_name;" />
   6:        <Property Name="PublishingPreviewImage" Value="~SiteCollection/_catalogs/masterpage/Preview Images/SAMPLELayout.png, ~SiteCollection/_catalogs/masterpage/Preview Images/SAMPLELayout.png" />
   7:        <Property Name="PublishingAssociatedContentType" Value=";#$Resources:xxx,ContentType_Page_Title;;#0x010100C568DB52D9D0A14D9B2FDCC96666E9F2007948130EC3DB064584E219954237AF390064DEA0F50FC8C147B0B6EA0636C4A7D400ABEA1C761C4D4268997A1EBE2A5C8EA6;#" />
   8:        <Property Name="Footer" Value="&lt;div class=&quot;pageFooter topic&quot;&gt;&lt;p&gt;$Resources:xxx,SiteTemplate_SPS_FooterTopic;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;" />
   9:        <AllUsersWebPart WebPartZoneID="ZoneMainRightCol" WebPartOrder="1">
  10:          <![CDATA[
  11:  <webParts>
  12:    <webPart xmlns="http://schemas.microsoft.com/WebPart/v3">
  13:      <metaData>
  14:        <type name="XX.XXX.Runtime.Webparts.FeedBack, XX.XXX.Runtime, Version=1.0.0.0, Culture=neutral, PublicKeyToken=xxxxxxxxxx" />
  15:        <importErrorMessage>Impossible d'importer ce WebPart.</importErrorMessage>
  16:      </metaData>
  17:      <data>
  18:        <properties>
  19:          <property name="AllowClose" type="bool">True</property>
  20:          <property name="Width" type="string" />
  21:          <property name="AllowMinimize" type="bool">True</property>
  22:          <property name="AllowConnect" type="bool">True</property>
  23:          <property name="ChromeType" type="chrometype">Default</property>
  24:          <property name="TitleIconImageUrl" type="string" />
  25:          <property name="Description" type="string" />
  26:          <property name="Hidden" type="bool">False</property>
  27:          <property name="TitleUrl" type="string" />
  28:          <property name="AllowEdit" type="bool">True</property>
  29:          <property name="Height" type="string" />
  30:          <property name="MissingAssembly" type="string">Impossible d'importer ce composant WebPart.</property>
  31:          <property name="HelpUrl" type="string" />
  32:          <property name="Title" type="string">XXX:: Feed Back</property>
  33:          <property name="CatalogIconImageUrl" type="string" />
  34:          <property name="Direction" type="direction">NotSet</property>
  35:          <property name="ChromeState" type="chromestate">Normal</property>
  36:          <property name="AllowZoneChange" type="bool">True</property>
  37:          <property name="AllowHide" type="bool">True</property>
  38:          <property name="HelpMode" type="helpmode">Modeless</property>
  39:          <property name="ExportMode" type="exportmode">All</property>
  40:        </properties>
  41:      </data>
  42:    </webPart>
  43:  </webParts>          
  44:            ]]>
  45:        </AllUsersWebPart>
  46:        <AllUsersWebPart WebPartZoneID="ZoneRightTopCol" WebPartOrder="1">
  47:          <![CDATA[        
  48:  <webParts>
  49:    <webPart xmlns="http://schemas.microsoft.com/WebPart/v3">
  50:      <metaData>
  51:        <type name="XX.XXX.Runtime.Webparts.LatestWIBs, XX.XXX.Runtime, Version=1.0.0.0, Culture=neutral, PublicKeyToken=xxxxxxxxxxx" />
  52:        <importErrorMessage>Cannot import this Web Part.</importErrorMessage>
  53:      </metaData>
  54:      <data>
  55:        <properties>
  56:          <property name="Title" type="string">XXX:: latest weeks in brief</property>
  57:          <property name="WIBTitle" type="bool">False</property>
  58:          <property name="NumberOfElements" type="int">1</property>
  59:        </properties>
  60:      </data>
  61:    </webPart>
  62:  </webParts>
  63:            ]]>
  64:        </AllUsersWebPart>
  65:      </File>
  66:    </Module>
  67:  </Elements>

L'attribut Url de l'élément File spécifie la mise en page concernée et l'attribut IgnoreIfAlreadyExists=TRUE dit à Sharepoint que si la mise en page existe déjà, ce n'est pas la peine de la rajouter.

Après compilation, déploiement et activation, le résultat est impeccable : une page créée avec la mise en page ci-dessus contient bien mes 2 webparts. Cependant, je souhaitais modifier quelques propriétés dans une des 2 webparts. Je recompile, redéploie et réactive ma feature. Lorsque je recréée une page, je m'aperçois que ma page contient, non pas 2 webparts, mais 4, 2 de chaque en fait.

En faisant quelques tests, je me rends compte qu'a chaque fois que je désactive/réactive la feature, une instance pour chaque webpart spécifiée dans le module XML est ajoutée à chaque page créée avec cette mise en page. Pourtant, j'ai bien spécifié d'ignorer la mise en page si elle existe déjà dans le catalogue de la collection de site, via l'attribut IgnoreIfAlreadyExists défini à true.

En fait, la mise est bien ignorée si elle existe déjà. Malheureusement, ce n'est pas le cas des webparts spécifiées à l'intérieur. Pour moi, ceci est un bug de Sharepoint, peut-être est-il déjà référencé par Microsoft … Une autre solution de provisioning serait d'utiliser un EventReceiver ajoutant les webparts voulues à la création d'une page.

18 décembre 2008

Article sur Entity Framework

Developpez.com vient de publier un article que j'ai écrit sur Entity Framework, la solution mapping objet-relationnel de Microsoft : http://pmusso.developpez.com/tutoriels/dotnet/entity-framework/introduction/.

 
 

Dans l'article, vous trouverez une partie théorique sur le framework expliquant entre autre le concept d'entités, ce qu'est le modèle conceptuel et ses 3 schémas XML.

Dans une 2ème partie, vous apprendrez à vous servir de l'assistant de Visual Studio pour générer vos objets métiers à partir d'une base de données déjà établie.

En dernier lieu, l'utilisation des entités et du contexte sont expliqués en détail. Vous trouverez aussi quelques informations sur l'accès concurrentiel et les transactions.

 
 

Bonne lecture ! :)

10 décembre 2008

POCO avec Entity Framework (1/2)

Qu'est-ce que POCO déjà ?

Cela signifie Plain Old Code Object. Le "C" peut vouloir dire aussi CSharp ou CLR Object. Dans le monde Java on retrouve ainsi l'acronyme POJO qui veut dire Plain Old Java Object, mais le sens est le même.

POCO signifie de laisser tel quel ses classes métiers lorsqu'on souhaite les rendre persistantes avec un outil de mapping objet-relationnel. C'est à dire que les classes métiers ne sont pas modifiées pour les faire fonctionner avec l'outil.

Entity Framework fonctionne avec des entités. Ce sont des classes dérivant de la classe System.Data.Objects.DataClasses.EntityObject. Une autre solution est d'implémenter 3 interfaces fournies par le framework .Le problème avec ce design, c'est que les classes métiers doivent être modifiées pour fonctionner avec Entity Framework. Du coup, on en déduie qu'Entity Framework ne supporte pas le concept POCO, en tout cas pas dans sa version 1.

L'équipe d'Entity Framework travaille sur une solution afin d'annuler la dépendance qu'il existe entre les classes métiers et le framework. Vous trouverez une partie de leur reflexion sur un de leur blog.

Une autre solution appellée PostSharp4EF a été proposée par Ruurd Boeke. Celle-ci est plutôt élégante car elle utilise la programmation orientée aspect (avec Postsharp) pour implémenter lors d'une 2ème compilation les interfaces requises pour rendre persistentes nos classes POCO.

PostSharp4EF exécute entre autres les tâches suivantes :
  • implémente les interfaces IPOCO : IEntityWithChangeTracker, IEntityWithKey et IEntityWithRelaships
  • Ajoute l'attribut EdmEntityType sur la classe, l'attribut EdmScallarProperty sur chaque propriété, l'attribut EdmRelashionShip et EdmSchema sur l'assembly

Toutes ces tâches sont exécutées grâce à PostSharp et à l'attribut [assembly: Poco("InheritanceTypeConnection")], celui-ci étant implémenté par PostSharp4EF.

Nous verrons dans un prochain billet un petit exemple d'implémentation.

3 décembre 2008

Exécuter une chaine de caractère avec CodeDom et la réflexion

Grâce à l'API CodeDom, il est assez facile de générer des assemblies dynamiquement. Le framework .Net permet d'exécuter un assembly grâce à la réflexion. A partir de ces 2 constats, il devient possible d'exécuter une chaine de caractère contenant du code, un peu comme on le ferait dans un langage de script.

Dans un langage statique comme le C#, le code doit d'abord être compilé, ce que CodeDom fait très bien. Il ne reste plus qu'à utiliser la réflexion pour exécuter le code compilé. Voici l'exemple d'une fonction montrant cela :

   1:  using System;
   2:  using System.CodeDom;
   3:  using System.CodeDom.Compiler;
   4:  using System.Reflection;
   5:   
   6:  namespace GenererMethode
   7:  {
   8:      public class Generateur
   9:      {
  10:          public static void Executer(string[] references, string[] usings, string strCode)
  11:          {
  12:              CompilerParameters compilerParameters = new CompilerParameters();
  13:              compilerParameters.GenerateExecutable = false;
  14:              compilerParameters.GenerateInMemory = true;
  15:              compilerParameters.IncludeDebugInformation = true;
  16:   
  17:              foreach (string reference in references)
  18:              {
  19:                  compilerParameters.ReferencedAssemblies.Add(reference);
  20:              }
  21:   
  22:              CodeCompileUnit code = new CodeCompileUnit();
  23:              code.UserData.Add("AllowLateBound", false);
  24:              code.UserData.Add("RequireVariableDeclaration", true);
  25:   
  26:              CodeNamespace nameSpace = new CodeNamespace("GenererMethode");
  27:              foreach (string _using in usings)
  28:              {
  29:                  nameSpace.Imports.Add(new CodeNamespaceImport(_using));
  30:              }
  31:              code.Namespaces.Add(nameSpace);
  32:   
  33:              CodeTypeDeclaration classObject = new CodeTypeDeclaration("Test");
  34:              nameSpace.Types.Add(classObject);
  35:              classObject.TypeAttributes = TypeAttributes.Public;
  36:   
  37:              CodeMemberMethod method = new CodeMemberMethod();
  38:              method.Attributes = MemberAttributes.Public  MemberAttributes.Static;
  39:              method.Name = "HelloWorld";
  40:              CodeSnippetExpression csu = new CodeSnippetExpression(strCode);
  41:              method.Statements.Add(csu);
  42:              classObject.Members.Add(method);
  43:   
  44:              CodeGenerator.ValidateIdentifiers(code);
  45:   
  46:              CodeDomProvider codeProvider = CodeDomProvider.CreateProvider("C#");
  47:   
  48:              var result = codeProvider.CompileAssemblyFromDom(compilerParameters, code);
  49:   
  50:              Assembly assembly = result.CompiledAssembly;
  51:              Type type = assembly.GetType("GenererMethode.Test");
  52:              type.InvokeMember("HelloWorld", BindingFlags.InvokeMethod, null, null, null);
  53:          }
  54:      }
  55:  }

La méthode "Executer" crée une classe quelconque et créé aussi une méthode statique contenant la chaine de caractère passée en paramètre. Pour que le code de la chaine de caractères puisse s'exécuter, la méthode prend en paramètre les dll contenant les assemblies et les usings nécessaires. Finalement, la méthode générée est exécutée via la réflexion.


   1:  Generateur.Executer(new string[] { "System.dll" },
   2:                                  new string[] { "System" },
   3:                                  "Console.WriteLine(\"Hello World\")");

27 novembre 2008

Peut-on utiliser des classes métiers n'héritant pas de "EntityObject" ?

La réponse est oui ! Au minimum, il est nécessaire que vos classes héritent des interfaces suivantes :

  • IEntityWithChangeTracker : Active le suivi des modifications.

  • IEntityWithKey. Facultatif : Expose une clé d'entité.

  • IEntityWithRelationships : Obligatoire pour les entités présentant des associations.



Pour plus d'informations, voici la documentation officielle.

Implémenter ces 3 interfaces sous entend que vos classes métiers doivent être modifiées pour utiliser la persistance avec Entity Framework. En d'autres termes, le principe de faible couplage / forte cohérence n'est pas respecté puisque les classes métiers contiennent à la fois de la logique métier et de la logique de persistance. De plus, dans certains scénarios, il n'est pas possible de modifier ses classes métiers.

On peut en tirer la conclusion suivante : Entity Framework ne permet pas d'utiliser des classes POCO (pour Plain Old Code Object). D'autres outils le permettent comme NHibernate avec l'utilisation d'objets proxy. Danny Simmons, développeur de l'équipe d'Entity Framework s'explique à ce sujet. Souhaitons que ce manque soit comblé dans les prochaines versions de l'outil.

Cependant, sachez qu'il est possible de contourner ce manque avec l'utilisation de la programmation orientée aspect. Sans rentrer dans les détails, PostSharp permet d'injecter du code lors d'une 2ème phase de compilation et donc d'implémenter les 3 interfaces nécessaires sur les classes POCO. Un projet a d'ailleurs été réalisé à ce sujet. Vous trouverez plus d'information sur son blog.

25 novembre 2008

Lecture des données

Entity Framework offre 3 types de possibilité pour requêter la source de données :

  • LinQ To Entities

  • Entity SQL

  • Les méthodes génératrices de requête de "ObjectQuery<T>"
LinQ To Entities permet d'écrire des requêtes syntaxiquement proche du SQL, et cela directement en C# ou VB.Net. L'avantage majeur vient du fait que les requêtes produites sont vérifiées à la compilation et non plus à l'exécution. Comme pour chaque implémentation de LinQ, chaque requête est transformée en un arbre d'expression (créé par l'objet ObjectContext) qui est traduit en SQL par le fournisseur de données final. Le résultat d'une requête LinQ to Entities est de type "IQueryable<T>" où T est le type spécifié dans la clause SELECT de la requête.
Voici donc un exemple de requête LinQ to Entities :

var requete = from publication in bdd.Publication
select publication;

Le résultat est de type "IQueryable<Publication>". Il est possible d'itérer sur les résultats avec une simple boucle "foreach". Vu que "IQueryable<T>" implémente un énumérateur, sachez que la requête vers la source de données est uniquement exécutée lors du parcours des résultats. Pour plus d'information, veuillez vous référencer à la documentation officielle de l'objet "IQueryable<Publication>".
Linq to Entities supporte un ensemble de méthodes pour requêter la source de données dont voici une liste non exhaustive (url de la liste complète) :

  • Select, SelectMany

  • Where

  • GroupJoin, Join

  • All, Any

  • Distinct

  • Except

  • Intersect

  • Union

  • OrderBy, OrderByDescending, ThenBy, ThenByDescending

  • GroupBy

  • Average

  • Count, LongCount

  • Max, Min, Sum

  • OfType, Cast

  • First, FirstOrDefault

  • Skip, Take


Voici l'exemple d'une requête sélectionnant seulement les publications qui contiennent le mot "C#" dans leur titre :

var requete = from publication in bdd.Publication
where publication.Titre.Contains("C#")
select publication;

Pour plus d'informations sur les requêtes LinQ, je vous invite à lire l'article de Thomas Lebrun.
Il est aussi possible de requêter la source de données grâce à Entity SQL. C'est un langage héritant du vocabulaire et de la grammaire de type SQL. Ce langage permet de récupérer des produits scalaires, des ensembles de résultat et des graphes d'objet. Pour une description du langage, veuillez vous référer à la documentation officielle.
Voici l'exemple d'une requête récupérant toutes les publications stockées en base :


string chaineRequete = "SELECT VALUE p FROM Publication AS p";

// Définition de la requête de type ObjectQuery<Publication>
ObjectQuery<Publication> requete = new ObjectQuery<Publication>(chaineRequete, bdd, MergeOption.NoTracking);

En dernier choix, vous pouvez utiliser les méthodes du générateur de requêtes de la classe "ObjectQuery<T>". En voici un exemple :

// Définition de la requête de type ObjectQuery<Publication>
var requete = bdd.Publication.SelectValue<Publication>("it");

La suite de l'article fera uniquement référence à LinQ to Entities, mais toutes les requêtes faites sur le modèle peuvent être réalisées avec Entity SQL ou grâce aux méthodes du générateur de requêtes de la classe "ObjectQuery<T>".
Chaque entité en relation avec une autre possède une collection d'entités connexes. Cependant, celle-ci n'est pas initialisée par défaut. Pour naviguer vers ces entités, il est nécessaire de les charger explicitement :

  • soit en utilisant la méthode "Include" de "ObjectQuery<T>",

  • soit en utilisant la méthode "Load" appartenant à la classe "EntityReference<T>" ou à "EntityCollection<T>".


L'exemple suivant utilise la méthode "Include" pour récupérer explicitement, lors de la requête, l'éditeur et les auteurs associés aux publications :

using (Modele bdd = new Modele())
{
var requete = from publication in bdd.Publication.Include("Auteur").Include("Editeur") select publication;

requete.ToList().ForEach((Publication p) =>
{
Console.WriteLine("Publication : ID = {0} Titre = {1}", p.Id, p.Titre);

Console.WriteLine(" Editeur : ID = {0} Nom = {1}", p.Editeur.Id, p.Editeur.Nom);

p.Auteur.ToList().ForEach(a => Console.WriteLine(" Auteur : ID = {0} Nom = {1} {2}",a.Id,a.Prenom,a.Nom));
});
}

Voici un autre exemple avec l'utilisation de la méthode "Load". Remarquez que chaque collection ou chaque référence liée à une entité possède une propriété "IsLoaded" permettant de savoir si la ou les entités connexes sont chargées.

using (Modele bdd = new Modele())
{
var requete = from publication in bdd.Publication select publication;

requete.ToList().ForEach((Publication p) =>
{
if (!p.EditeurReference.IsLoaded)
p.EditeurReference.Load();

Console.WriteLine(" Editeur : ID = {0} Nom = {1}", p.Editeur.Id, p.Editeur.Nom);

if (!p.Auteur.IsLoaded)
p.Auteur.Load();

p.Auteur.ToList().ForEach(a => Console.WriteLine(" Auteur : ID = {0} Nom = {1} {2}", a.Id, a.Prenom, a.Nom));
});
}

23 novembre 2008

Quels sont les SGBDR supportés ?

La couche "Object Services" d'Entity Framework s'appuie sur le fournisseur de données "EntityClient" pour qu'il exécute les requêtes LinQ transformées au préalable en arbres d'expression. "EntityClient" a pour but d'accéder aux données définies dans le modèle EDM décrits par les 3 fichiers CSDL, MSL et SSDL. Il génère ensuite un arbre d'expressions relatif aux données du schéma logique et l'envoie à un fournisseur de données spécialisées, afin que celui-ci transforme l'arbre en requêtes SQL.

Ce dernier fournisseur de données est spécifique à la base de données utilisée. Le fournisseur utilisé est défini par la chaine de connexion utilisée par l'objet "EntityConnection", qui a la responsable d'ouvrir la connexion de la source de données.

Voici un exemple de chaine de connexion, définit par l'assistant de Visual Studio 2008 :
metadata=res://*/modele.csdlres://*/modele.ssdlres://*/modele.msl;provider=System.Data.SqlClient;provider
connection string="Data Source=TLS-LOG-PO-PMO\SQLEXPRESS;Initial Catalog=helloentityfx;Integrated Security=True;MultipleActiveResultSets=True"


La 1ère partie concerne les métadonnées de la connexion. On y voit la référence aux 3 schémas du modèle EDM, et du fournisseur de données utilisé pour la base de données. Ici, c'est la classe "System.Data.SqlClient" qui permet de communiquer avec une base de type SQL Serveur 2005.

Il est donc possible de spécifier un autre fournisseur de données pour utiliser, par exemple, une base Oracle, MySQL ou PostgreSQL. Voici une liste non exhaustive des fournisseurs de données compatibles avec Entity Framework :

Il est aussi possible de créer son propre fournisseur de données. Un projet sur Codeplex fournit le code nécessaire.

20 novembre 2008

Concept d'Entity Framework

Entity Framework est la solution de mapping objet relationnel proposée par Microsoft. Son but est de fournir la couche d'abstraction nécessaire aux développeurs pour qu'ils n'accèdent plus directement à la base de données, mais par l'intermédiaire d'entités définies par un modèle appelé EDM (Entity Data Model).

Ce modèle est divisé en 3 parties :

  • Le schéma conceptuel : Il regroupe la définition des entités, des ensembles d'entités et des fonctions utilisées. Ces éléments sont définis dans un fichier XML appelé CSDL (Conceptual Schema Definition Language).

  • Le schéma logique : Celui-ci correspond à la définition des tables, vues et procédures stockées déclarées dans la base de données. Toutes ces informations sont regroupées dans un fichier XML appelé SSDL (Store Schema Definition Language).

  • Schéma de liaison : Il définit les liaisons entre le schéma conceptuel et le schéma logique. Il associe entre autre les entités déclarées dans le fichier CSDL aux tables définies dans le fichier SSDL. Ce mapping est inscrit dans le fichier XML MSL (Mapping Specification Language).



Visual Studio 2008 SP1 intègre aussi un assistant permettant de générer un modèle EDM, et ce de manière graphique. Il ressemble assez à l'assistant LinQ to SQL pour les connaisseurs et il offre un confort d'utilisation bien meilleur que l'outil en ligne de commande, au détriment d'un certain manque de fonctionnalités.

Par exemple, il n'est pas possible de définir de type complexe avec l'assistant, alors que "EdmGen.exe" le permet. Rassurez-vous, vous pouvez commencer à utiliser l'assistant (gain de temps évident) et utiliser par la suite l'outil en ligne de commande. Néanmoins, il s'avère regrettable d'avoir recours à ce genre de manipulation. La prochaine version de l'assistant devrait corriger cela; et bien d'autres points.